Ainsi, vers février 2007, j’ai pris les choses en main et décidé que je devais séparer mon travail de ma vie, mon bureau de mon logement.
La solution que j’ai adoptée a été de déménager le bureau dans un centre d’affaires. J’ai regardé les options subventionnées (CADE, CME de Málaga…) mais finalement j’ai opté pour le Centre d’affaires Reding, au Limonar.
Ont pesé dans cette décision l’emplacement du lieu (il était dans la zone des architectes de Málaga, à côté du bureau d’un bon ami publiciste, et près des bureaux de mon principal client, l’EPSA), le fait qu’il y eût des bureaux à très bon prix, et, à vrai dire, que la propriétaire comme la secrétaire m’ont beaucoup plu.
L’option du centre d’affaires, avec ses plus et ses moins, je crois que ce fut une réussite par rapport à la situation antérieure. Bien que je n’aie pas eu de collègues de travail, j’avais des bureaux voisins avec les membres desquels je m’entendais très bien, avec certains desquels je maintiens encore le contact, comme avec Manuel, de Colexon Iberia. Par là traînait quelqu’un avec le siège de Miss Málaga, des consultants, une filiale de Vodafone… deux agences immobilières, qui sont toutes tombées, à vrai dire, en définitive un tas de gens qui faisaient que quand je faisais une pause, j’avais avec qui parler et avec qui prendre un café.
Le bureau faisait à peine 10 m², mais travaillant seul ce n’était pas non plus un problème, et il était à côté du centre de reprographie, ce qui était un grand avantage.
À cette époque, j’ai eu le premier afflux de commandes de la part de l’EPSA, un total de 14 projets sur une période de 6 mois, qui m’ont fait changer le modèle d’affaires, en cherchant des collaborateurs qui faisaient le développement des exécutions et en me centrant moi sur les travaux de révision. Le volume de travail était très grand. Ceci, joint aux perspectives d’encaissement, m’a fait envisager que les collaborateurs ne suffisaient pas, mais que je devais avoir quelqu’un d’employé pour pouvoir assumer la partie stratégique du travail de tous les projets depuis « l’intérieur » du cabinet.
Et c’est à ce moment-là, vers juin 2007, que commence l’étape suivante du cabinet.
Juan Goñi et Ruth Buján, fondateurs de Klic Arquitectos, parlent de leur projet et de leur vision de l’architecture dans cette interview publiée dans le magazine spécialisé DecoMarbella.


